Réduire le stress au travail pour les salaries saisonniers

Témoignage de Pierre MILLET, gérant du Domaine Chupin à Champ sur Layon. Tout employeur est tenu de mettre en place un document unique d’évaluation des risques professionnels, en analysant les risques existants et en y associant des mesures de prévention.

En 2012, le Domaine Chupin a engagé, avec l’aide de l’ARACT*, une réflexion sur la prévention des risques psycho-sociaux, tant pour les salariés permanents que les salariés saisonniers.

Pourquoi avez-vous décidé d’engager votre entreprise dans cette démarche ?

« Notre objectif était d’identifier, dans nos pratiques et notre organisation, les facteurs qui pouvaient générer du stress au travail. J’y suis sensible à titre personnel et également parce que je suis engagé dans la CPHSCT**.»

Quels sont les points sensibles que vous avez identifiés ?

« Il est indispensable que le salarié comprenne ce qui lui est demandé. Pour cela, il faut que les consignes soient claires et bien comprises. Souvent, les personnes, et d’autant plus les salariés saisonniers, n’osent pas poser de questions, par timidité. Et ce flou peut générer du stress, voire des accidents. Ainsi, nous avons pris l’habitude de nous assurer de la bonne compréhension des consignes en demandant au salarié lui-même ce qu’il a compris et de noter les tâches à réaliser. C’est rassurant de savoir qu’on ne va pas les oublier et de cocher au fur et à mesure de leur réalisation.
Nous avons également identifié qu’il était indispensable de bien définir les tâches et responsabilités de chacun. Ainsi, chaque salarié permanent sait quel est son rôle vis-à-vis des salariés saisonniers. Et il est expliqué, lors de l’accueil des saisonniers en début de saison, quel est le salarié permanent responsable  pour chaque tâche. Et c’est redit lors du briefing chaque matin. Clarifier qui commande évite le doute et les frictions.
Ce sont des choses que nous faisions déjà mais trop succintement. Et en plus de contribuer à réduire le stress au travail, ces nouvelles modalités améliorent la gestion des équipes.»

Cette démarche a-t-elle aussi eu une incidence sur la sécurité ?

« Oui. Nous avons constaté que tous les salariés ne savaient pas comment entretenir leur matériel. Les salariés saisonniers y sont maintenant systématiquement formés. De même que les informations répétées sur les postures de travail, les gestes d’échauffement et les règles de sécurité, cela rend les salariés acteurs de leurs conditions de travail. En fait, ces rappels sont importants pour tous : les nouveaux, les saisonniers qui connaissent déjà, et même les permanents les plus anciens car avec l’expérience, on est moins vigilant. »

Quel bilan tirez-vous de cette démarche ?

« Le bilan est positif, bien sûr. Au-delà de l’obligation, cette démarche constitue une opportunité d’améliorer les conditions de travail en associant les salariés, de réfléchir à l’accueil d’un nouveau salarié, à la transmission des consignes…
Mais cette démarche n’est pas facile à mener pour de petites entreprises sans être accompagné. C’est pourquoi il est important que ce travail soit diffusé afin de bénéficier à d’autres.»

>> A consulter : RPS : gros plan sur les vignes undefined

* ARACT : Association régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travailundefined
** CPHSCT : Commission Paritaire pour l’Hygiène, la Sécurité et les Conditions de Travailundefined


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En décembre, les agriculteurs commencent à préparer les plannings pour les productions de début d’année (maraîchage, horticulture…). Il faut donc penser à postuler pour le début des plantations des légumes bottes, plantations de rosiers, ou la saison de printemps en horticulture-pépinières.

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